Une collection de livres en appui à l’éducation populaire tournée vers l’action

Plusieurs membres du Réseau Éducation Populaire (REP) sont à l’origine d’une nouvelle collection de livres intitulée « Osez la République sociale ». Un éditeur, un directeur de collection, de nombreux auteurs travaillent sur ce nouveau chantier. Plusieurs caractéristiques en font une initiative singulière et d’abord le mode de production intellectuelle de la réflexion, sur un mode collectif, en parallèle avec la production d’autres outils, comme les diaporamas issus des séminaires de cohérence organisés au sein du REP.
La pluralité des compétences s’accompagne d’une volonté de cohérence et de globalité de l’analyse, notamment en n’écartant pas les angles morts de la pensée de la gauche (par exemple la critique des complémentaires santé souvent occultée du discours).
Chaque ouvrage ouvre des pistes alternatives sans dissimuler qu’un modèle politique alternatif est nécessaire, tant vis-à-vis des politiques néolibérales que du capitalisme lui-même. Ce modèle alternatif, celui de la République sociale (qui n’est en rien un programme ni un projet électoral : l’éducation populaire laisse s’en charger ces deux autres piliers de l’émancipation et de la transformation politique et sociale que sont les partis et les syndicats) est nommé dans le titre de la collection lui-même. Les principaux jalons de la République sociale née de la Révolution de 1848 sont la Commune de Paris, la construction de la IIIe République avec les amis de Jean Jaurès – unificateur de la gauche et premier directeur de l’Humanité -, 1936, la Résistance et le Conseil national de la Résistance qui reste un modèle non épuisé, contrairement à plusieurs autres modèles nés après lui.
Une dizaine de livres sont prévus durant l’année 2012. Deux de ces livres seront à disposition chez l’éditeur dès le 20 janvier 2012 et dans les bonnes librairies début mars 2012. Ils se veulent accessibles à tous et largement utilisables à l’appui des initiatives d’éducation populaires :

« Néolibéralisme et crise de la dette » de Bernard Teper (2) et Michel Zerbato (3).

Les économistes se trouvèrent fort dépourvus quand la crise fut venue. En guise de science, ils invoquèrent la cupidité des uns (banquiers et managers) ou l’impéritie des autres (gouvernants et autorités de régulation), qui avaient laissé se constituer une sphère financière autonomisée et irrationnelle. Ce petit livre d’économie politique explique la crise financière par les lois du système capitaliste et les politiques successivement mises en ?uvre pour éluder leur manifestation depuis qu’à la fin des années soixante, la crise du fordisme fut combattue par l’inflation. Lorsque la stagflation fit opter à la fin des années 70 pour des politiques néo-libérales, dérégulation et financiarisation permirent de restaurer les profits rentiers, en gonflant des bulles d’argent fictif. La dernière, généralisée, vient d’éclater. La nécessaire démondialisation sonne l’heure de la République sociale.

« Contre les prédateurs de la santé » de Catherine Jousse (4), Christophe Prudhomme (5) et Bernard Teper (2).

La guerre contre la santé solidaire, ou dit autrement, la guerre pour la marchandisation et la privatisation des profits des secteurs rentables de la santé et pour la socialisation des pertes des secteurs non rentables pour les actionnaires, est entrée dans une phase cruciale. Rappelons que les dépenses de santé représentent 11,1 % du PIB. Les prédateurs ne se cachent plus pour attaquer la santé et l’assurance-maladie, ils disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent. De Warren Buffet, deuxième homme le plus riche du monde, jusqu’à Denis Kessler, actuel président de la SCOR, en passant par Guillaume Sarkozy, le patron de Médéric-Malakoff, tous assument ouvertement cette guerre. Devant cette offensive unie et bien organisée, y a-t-il une résistance à la hauteur des enjeux ? Que nenni ! La confusion règne. Beaucoup sont instrumentalisés par les prédateurs y compris des dirigeants politiques et des organismes complémentaires. Bien qu’il ait eu une accélération de la prédation décrite à partir de 2002 avec même un passage en turbo depuis la dernière présidentielle, il sera montré que cette logique prévaut depuis au moins 43 ans (depuis les ordonnances de 1967) et que les gouvernements de gauche ne l’ont guère enrayée et que la gauche elle-même a aussi mis la main à la pâte à ce processus. Le livre se termine par une proposition alternative d’un nouveau système solidaire de santé et d’assurance-maladie et appelle à une insurrection des consciences.

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