Table ronde de la bio lotoise

Bonsoir à tous,

Plusieurs associations, et citoyens ont souhaité se mobiliser sur la problématique de l’alimentation sur le territoire du Lot, en particulier celle des circuits courts .

Une première réunion a eu lieu à la salle des fêtes de Seniergue, le jeudi 14 juin 2012 avec pour objectif d’échanger sur les circuits courts de la bio lotoise (compte rendu ci-dessous) et d’envisager des tables rondes avec tous les acteurs.

Suite à cette réunion des objectifs concrets ont été proposés notamment la création de quatre collèges (producteurs, distributeurs, restauration collective, associatif/citoyen). Les spécificités de chaque groupe doivent être identifiées, ainsi que les problématiques afin d’envisager des alternatives et des propositions concrètes.

Cependant ces collèges ont besoin d’être structurés, d’être organisés et animés. C’est pour cela que nous proposons que le collège « associatif/citoyen », se réunisse une première fois le jeudi 20 septembre à 18h, à la salle des fêtes de Seniergues (46240), pour s’organiser collectivement et développer une démarche d’action concrète.

La présence de nombreux acteurs, y compris d’institutionnels lors de la réunion du moi de juin, les différentes initiatives portées par Le Pays de Figeac, le Parc Naturel, le Conseil Général, etc. démontrent une réelle prise de conscience du besoin d’avancer sur ce sujet fondamental pour nos territoire. L’animation citoyenne semble être acceptée par l’ensemble des acteurs que nous avons déjà rencontré. Mais préparer et animer ces tables rondes, qui peuvent véritablement faire avancer les choses, est un travail conséquent qui ne peut s’inscrire que sur le long terme. Nous ne pourrons le préparer et le porter que tous ensemble et de façon consensuelle.

Merci de faire circuler l’information dans vos réseaux, le plus largement possible, et d’organiser un retour d’infos pour l’organisation (nombre de personnes)

Ordre du jour

  • Développer une démarche pour mettre en place ces différents collèges. (création de chartes ?)

  • Développer une méthode d’animation par collèges

  • Savoir qui fait quoi

Benjamin pour le Lot en Action

benmeynckens@yahoo.fr / contact@lelotenaction.org / tel : 06 85 85 60 13

Compte rendu de la table ronde du 14 juin 2012

Lieu ; salle des fêtes de Seniergue

Date ; Jeudi 14 juin à 18h30

Objet ; table ronde de la bio Lotoise

Présent ;

Absent ; Serge DESPEYROUX (conseillé général)

Excusé : M. Bessou (élu général à l’agriculture), Patrice ROY (association terre de lien), Gregoire MAS (chambre d’agriculture), Vincent LIGER (chargé de mission au pays Bourian), Paul BOSTEEN (producteur et membre de l’association mes fermes Quercy Bio), Dominique LEGRESI (association coqueli’causse), Mari Agnes DI LORENZO( association Terra Salva), Carine DOMERGUE (co-gérante de Au Sens Bio), Jérôme Pohoy (maraîcher à Lacapelle-Cabanac)

Présentation de « mêlée gourmande terres de Figeac » par Bénédicte DUPRÉ

Mêlée gourmande est une action portée par le syndicat mixte du pays de Figeac, ayant pour objectifs de répondre à des enjeux de développement durable de création de valeur environnementale et de condition de vie.

Ce projet à commencé concrètement en mai 2011.

Le pays de Figeac est parti du constat que sur son territoire est agricole et qu’il y a une dominance de produits génériques et pas de produits spécifiques. Il n’y a pas de produit phare comme le rocamadour par exemple. De plus la production local n’est pas présente dans les assiettes des habitant, paradoxaement il y a un intérêt croisant de la population pour les questions de se rapprocher du producteur de la source, et sur es questions de santé de qualité de développement durable.

Ces constats posés, comment aborder le sujet ? Plusieurs proposition de projet étaient évoquées comme le travail des producteurs avec les restaurations collectives scolaires du territoire, un guide des producteurs… Ne sachant pas comment commencer ils ont décidé de partir sur une véritable démarche territoriale avec différentes actions, même si il y avait la tentation de s’engager dans une action précise. Donc ils ont préféré travailler avec différents types d’acteurs, appelés « les familles ». Il y a 7 familles différentes, représentant les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, la restauration collective, les metiers d Bouche les distributeurs et commerçants, et les relais associatifs.

Le projet est de mettre en place un signe de reconnaissance collectif par le logo mêlée gourmande terre de Figeac, qui n’est cependant pas un label mais permettre de répondre à ces objectifs, à affirmer l’identité du territoire (en interne et en enterne) et de fédérer les acteurs.

Le pays de Figeac, a donc décidé de ne rien faire, mais de laisser les 7 familles réfléchir sur 4 axes.

  • Améliorer les connaissances et les compétences alimentaires

  • Valoriser les produits et le s savoirs locaux

  • Soutenir les innovation sociales

  • Promouvoir les spécificités et le qualités territoriale

Ces 7 familles, ont donc travaillé chacune à la réalisation de leurs charte, et d’un cahier des charges.

Les actions ;

  • le panier mêlée gourmande.

  • Un travail sur les produits génériques et les produits spécifiques.

  • Implantation de maraîchers…

La partie patique commence et ils espèrent ne pas décevoir. Cette action est accompagnée par Charles Perraud le directeur et producteur de la coopérative du sel de Guérande.

Présentation de l’action du pays Bourian et du Parc naturel Régionalpar Pascal PAVAN et Michel LAVERDET

En 2OO7 le Pays Bourian et le PNR ont débuté la réflexion sur le commercialisation des producteurs locaux. Le développement des circuits courts se fera sur trois ans.

En 2010 Ils ont travailler sur la restauration des cantines scolaires de petites écoles. Sur ce projet une approche globale est mise en place en travaillant avec les producteurs et les gestionnaires des cantines du territoire.

  • Avec les producteurs le travail a été de les mobiliser pour entrer dans la démarches des circuits courts

  • Avec les gestionnaires des cantines des réflexions sur leurs expériences, les repas, les contraintes de livraison, de stockage, de norme d’hygiène et de prix.

Des réunions se sont donc tenues entre les restaurateurs et les producteurs.

Ils se sont donnés une échéance de 18 mois pour que la producteurs fournissent les cantines dans une situation pérenne et de fonctionnalité. Cette échéance est découpée en trois parties complémentaires et successives.

  • 1er partie : finaliser les chartes et les engagements entre écoles et producteurs. Réaliser des formations pour les gestionnaire de cantines, et des plans de communication.

  • 2ème partie ; mise en place d’une plate forme logistique, pour organiser les commandes entre les cantines et les producteurs.

  • 3ème partie ; Mise en place d’une plate forme physique, allant du regroupement de l’offre, à la distribution jusqu’à la facturation. La société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) « initiative environnement » de Gourdon, pourrait être une solution pour cette plate forme physique.

C’est un démarche compliquée car les est nouvelle, il faut inventer de nouveaux circuits. De plus le livraisons et approvisionnement de produits sont faibles, avec un coût supérieure aux circuits classiques.

Intervention de Pascal PAVAN sur le SCIC « selfbio centre » de la région centre.

Cette SCIC est une plate forme physique régionale, financée par le Conseil Régional. Elle travaille sur l’organisation de l’approvisionnement des cantines scolaires en produits biologiques.

Elle travaille avec les producteurs biologiques, les transformateurs, et les établissement scolaire.

Les solutions apportées par selfbio-centre sont :

  • La recherche de l’offre de produits biologiques et locaux

  • Proposition de menus en fonction de l’offre

  • un interlocuteur commercial unique

  • une planification des commandes

  • Une livraison et facturation unique

Précision de Pascal PAVAN sur le fait que les gestionnaires de cantine doivent travailler à l’inverse de leurs habitudes. Un exemple concret est donné : la cantinière de l’école d’Anglars-Nozac à changé ses méthode de fonctionnement car maintenant elle sait à l’avance l’abattage des animaux et les récoltes des maraîchers à l’avance, ensuite elle fait les menus en fonction de cela.

Intervention de Denis PACO (distributeur Biocoop de Cahors) sur l’intérêt d’une plate forme physique, car il achète des produits hors du Lot par manque d’offre et
d’organisation.

Aude PENET confirme qu’il y a une quarantaine de producteurs récemment installés mais pas encore capable de fournir suffisamment.

Implantation de maraîchers sur le territoire ;

Thierry SIMON explique l’implantation de maraîchers biologiques (Jérôme POCHOY & Aude DUWER), sur la commune de Lacapelle Cabanac.

Maire de Lacapelle-cabanacl Thierry Simon a pour projet d’implanter un maraîcher biologique sur la commune.

Ce projet se fait avec un comité de pilotage composé de terre de lien et l’ADEAR du lot (notamment pour trouver les futurs maraîchers pour ce projet).

La mairie à passé une annonce dans le bulletin municipal pour trouver des terres, un bâtiment et un logement. La principale difficulté était d’acquérir du foncier (100000? achat des terres & 80000? rénovation.

Terre de lien a acheté les terres pour les louer aux producteurs, et par notion de la pérennité du projet, la mairie à fait un bail emphytéotique de 40 ans pour assurer l’entretien des bâtiments.

Sur les circuits courts en général, il y a tout a faire à réinventer.

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