Sivens, Testet, la FDSEA et les JA du Tarn persistent…

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour une meilleure gestion de la ressource en EAU,

Le Collectif Testet répond à la FDSEA et les JA du Tarn

Suite aux déclarations du 9 août 2017 de Nicolas Hulot et Stéphane Travert concernant leurs actions pour une meilleure gestion de la ressource en eau en période de sécheresse, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) du Tarn persistent dans la croyance que la création de retenues stockant l’eau l’hiver pour une restitution l’été est « La Solution » pour s’adapter au changement climatique (cf leur communiqué repris par France 3 Tarn le 11/08/17).

Or, cette année, la situation qui touche toutes les régions françaises, dont certaines largement pourvues en retenues, montre justement, que ces retenues ne sont que de fausses solutions d’adaptation.

En effet, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, bilan du 16/08/17) : « deux tiers environ des nappes (71 %) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation de basses eaux n’est pas totalement inhabituelle pour cette période de l’année mais elle est tout de même assez dégradée. Elle est la conséquence du déficit de recharge hivernale cette année. » 

Le problème n’est donc pas la conséquence des températures estivales – malgré quelques poussées caniculaires –mais découle de la faiblesse du rechargement des nappes phréatiques et du remplissage insuffisant des retenues durant l’hiver et au printemps. Pourquoi donc rajouter des retenues si elles ne peuvent se remplir ?

Les études hydrologiques montrent – et notamment sur le Tescou, où se situait le projet de barrage de Sivens – que les débits en période hivernales ont diminué, en moyenne, d’environ 50 % depuis 42 ans (avec évidement des fluctuations selon les années). Des experts et scientifiques ont montré que ce déficit en eau était pour moitié dû au changement climatique et pour moitié à certaines pratiques agricoles qui détruisent la vie du sol et lui enlèvent sa capacité de stockage d’eau et de recharge des nappes phréatiques. Ces pratiques favorisent ainsi l’érosion des sols et leur perte de fertilité.

Rappelons à ces deux syndicats agricoles qui participent au projet de territoire sur le bassin versant du Tescou, qu’à ce jour, même si ce n’est pas exclu, il n’y est pas acté la nécessité d’une nouvelle retenue sur le bassin qui s’ajouterait aux 185 existantes et en partie sous-utilisées…

Ce qui a été acté est cohérent avec ce qu’ont déclaré Nicolas Hulot et Stéphane Travert, à savoir qu’il convient, en premier lieu, d’étudier toutes les possibilités d’économiser l’eau et de mieux la conserver dans les sols (y compris à travers l’évolution progressive des pratiques agricoles), puis d’analyser les ressources existantes pour en améliorer la gestion, et, si ces actions prioritaires s’avèrent insuffisantes, de  réaliser, là où c’est « utile et durable », des « projets de stockage hivernal de l’eau ».

L’ensemble de ces questions sur l’eau, ainsi que celles sur les autres moyens d’assurer l’avenir de toutes les fermes du bassin et, plus largement, de toute sa population, sont à l’ordre du jour des réunions du projet de territoire du bassin versant du Tescou prévues en septembre. Lors des réunions précédentes, la grande majorité des participants a souligné que c’est une approche globale qui doit être mise en œuvre sur le bassin.

Le Collectif Testet espère donc que la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) du Tarn continueront à participer à ce processus de co-construction du projet de territoire avec une approche pragmatique mais globale et au service de tous les agriculteurs du bassin.

A lire également :

Le communiqué de presse de FNE

* Le comuniqué de presse de la Confédération Paysanne

Le communiqué de presse de l’UFC “Que Choisir

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Une réponse à Sivens, Testet, la FDSEA et les JA du Tarn persistent…

  1. GREAL dit :

    Nous ne disposons que de la quantité d’eau qui tombe du ciel chaque année y compris pour regarnir les réserves. il faut donc adapter nos activités à ce paramètre que nous ne maitrisons pas. recréer une agriculture et toutes autres pratiques et activités à cette réalité et ne pas continuer sur des modèles fantasmés par les affairistes. La raison raisonnable et démocratique ou le suicide, il faut choisir.

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