QUAND LA CONF HURLE AVEC LES HOMMES QUI VEULENT TUER LES LOUPS

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Nous relayons régulièrement sur ce blog des appels de la Confédération paysanne dont nous partageons la plupart des objectifs.

Suite à la parution d’un de ces appels, Jacky Dupéty nous demande si nous avons lu la position de la Confédération paysanne concernant le loup, espèce protégée ; et ce que nous en pensons à Coquelicausse.

Nous avons pris connaissance de cette position exprimée dans un communiqué de presse du 13 août 2012 que nous publions ici :

Loup ou pastoralisme, il faudra choisir

Les récents débats, quant à la place du loup dans la nature, posent la question de la coexistence entre les activités agricoles et les prédateurs, le loup n’en étant qu’un symbole plus chargé d’émotions.

La Confédération Paysanne estime que la vie pastorale n’est pas compatible avec la présence du loup. Les moyens de protection contre ce grand prédateur perturbent fortement les troupeaux et les éleveurs sont contraints à de nombreux compromis, engendrant un climat de crainte et des situations intenables pour les bergers.

Devant l’inefficacité des mesures de protection, une politique de régulation du loup est indispensable. L’État doit prendre ses responsabilités et ne pas se contenter de déléguer le travail aux éleveurs.

La Confédération Paysanne demande donc :

L’élimination des loups en situation de prédation sur les troupeaux, et ce, tout au long de l’année. En effet, les attaques de loups ne se concentrent plus sur la période d’estive. Cette élimination doit être assurée par un corps spécialisé sous contrôle de l’État. La défense active contre les loups et leur élimination ne doit pas relever du travail des éleveurs et des bergers. Toutefois, les éleveurs doivent être en droit de tirer pour défendre leur troupeau comme l’a affirmé le parlementaire européen José Bové et nous les défendrons s’ils sont attaqués pour cela.

Que soient revues la mise en ?uvre des procédures de tirs de défense en s’inspirant des simplifications (décrites par l’arrêté du 7 mai 2012) déjà mises en place dans certaines unités d’action, et que ce zonage territorial soit élargi à des secteurs où la colonisation par ce grand prédateur est récente, mais confirmée tels que l’Ardèche, la Lozère, les Vosges?

Le déclassement du loup de la liste des espèces strictement protégées dans le cadre de la Convention de Berne. La dynamique de la population de loups montre que l’espèce n’est pas en danger. L’obligation de résultats dans l’élimination des loups en situation de prédation conduit à supprimer l’existence de quota national restreint.

Enfin, pour le Plan Loup prévu pour 2013-2017, la Confédération Paysanne attend des pouvoirs publics qu’ils s’engagent clairement aux côtés des éleveurs pour soutenir les pratiques d’élevage qui sont conformes aux attentes sociétales.

La position de Coquelicausse : halte au feu !

“Il faudra choisir” dit la Conf. En fait, son choix est arrêté et le débat est clos : tuons les loups aux frais du contribuable pour le profit des éleveurs.

Tuons les loups afin de pouvoir tranquillement accaparer les estives et y mener des troupeaux de 1500 bêtes avec un seul berger et un chien mal dressé.

Le débat est énorme en France et nous n’allons pas nous y attarder ici, sauf à constater qu’il n’existe pas chez nos voisins européens qui pratiquent le pastoralisme en présence du loup.

Oui mais, nous dit-on, chez ces gens là les coûts de la main d’œuvre sont tels qu’on peut employer plusieurs bergers et des chiens soigneusement dressés afin d’assurer la protection des troupeaux.

Soit. Alors, c’est facile les gars : puisqu’en France les conditions économiques ne sont pas réunies pour mettre les bêtes en sécurité, on tue les loups.

Dès lors, ces primo occupants naturels ne sont plus victimes de fantasmes immémoriaux, mais bel et bien du capitalisme qui, ici comme ailleurs, élimine sans discernement tout ce qui entrave son développement.

On s’attendrait à trouver cette analyse du côté de la très productiviste FNSEA plutôt qu’à la Conf qui, de plus, se trompe lourdement en prétendant apporter là une solution conforme aux attentes sociétales, excluant de fait les défenseurs de la nature.

Conclusion :

Avec la Conf, les loups ont du mouron à se faire ! Les Coquelicaussiens leur font plein de gros bisous.

Et halte au feu la Conf !

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1 réponse à QUAND LA CONF HURLE AVEC LES HOMMES QUI VEULENT TUER LES LOUPS

  1. Éric dit :

    Laissé par : denis le21/12/2012 à 19h17
    Le débat sur la présence du loup (et de l’ours dans les Pyrénées) est extrêmement complexe. Le pastoralisme de montagne est souvent de nature extensive, les cheptels de 1500 brebis étant très rares.
    Un débat sur inter intéressant avec des argumentaires contradictoires et une multitude de liens pour approfondir le sujet.
    http://www.franceinter.fr/emission-co2-mon-amour-le-loup-en-france-depuis-20-ans

    Laissé par : Roger NYMO le22/12/2012 à 17h04
    Laissons Mové Bové casser sa pipe tout seul …
    (http://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/555501_10151071477118118_12871404_n.jpg)

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