Invitation à la re-constitution d’un groupe antinucléaire lotois

Image1Nous n’avons pas dans le Lot de centrale nucléaire, mais nous sommes néanmoins tous concerné-e-s par cette industrie et les risques qu’elle comporte. Si un accident majeur survient à la centrale toute proche de Golfech, c’est toute une région qui sera concernée par une contamination radioactive inéluctable.

Or cette catastrophe nous est promise à plus ou moins long terme. Les autorités – les mêmes qui nous promettaient il y a 40 ans un nucléaire infaillible – nous y préparent. Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), le dit :
« Un accident majeur, comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima, ne peut être exclu nulle part dans le monde, y compris en Europe » (Le Monde, 22 avril 2016).

Il est aujourd’hui urgent que l’arrêt du nucléaire, civil et militaire, revienne au centre de nos exigences sociales et écologiques. Les difficultés financières des usines atomiques (EDF, Areva…), le coût montant de l’électricité et de la maintenance, les dénis de réalité de leurs promoteurs (politiques, lobbies) mettent en évidence que l’abandon du nucléaire et une politique résolue de transition énergétique vers une société sobre et renouvelable sont la seule alternative possible à la catastrophe.

Le groupe “Sortir du nucléaire Lot” (http://journeesdetudes.org/adnlot), fondé en 2004, invite tous les Lotois, individus et collectifs, à participer à l’Assemblée générale de re-constitution d’un groupe antinucléaire dans le Lot, le 3 juillet à Soulomès. SDN Lot veut profiter de sa sortie du réseau « Sortir du nucléaire »* pour changer de nom et revoir ses statuts, sa stratégie et ses modes opératoires. Nous proposerons à l’avis des participants l’adoption d’un nouveau nom : « Arrêt du nucléaire Lot » ou ADN 46.

Le groupe continuera localement a agir contre le nucléaire par des actions de sensibilisation et d’interpellation, et au niveau national auprès de la toute nouvelle coordination « Arrêt du nucléaire ». La lutte se réorganise en effet de manière transversale entre les groupes de terrain, stimulée par des perspectives communes. ADN poursuivra la publication d’Atomes crochus, journal dont les n° 3 et 4 ont donné de précieuses bases à la coordination, et prépare une nouvelle édition de ses Journées d’Étude (http://journeesdetudes.org).

Nous invitons les Lotois et les différents collectifs du département à se rapprocher de cette nouvelle structure et à participer à son

AG constitutive,
le dimanche 3 juillet à
La Granja de Soulomès
(à 3 km de Labastide-Murat).

Nous nous retrouverons à partir de midi pour un repas partagé, et à 14h pour une AG conviviale.
Si vous souhaitez adhérer à l’association, la soutenir, ou être informé de ses actions, merci de nous le signaler par mail (à l’adresse ci-dessous)

Ordre du jour :
– bilan de l’action du groupe SDN Lot, du travail de refondation du réseau “Sortir du nucléaire” et du Congrès antinucléaire d’Angers
– discussion et débat autour de la constitution d’un nouveau groupe “Arrêt du nucléaire Lot”
– adoption du nom et des statuts du groupe
– élection du conseil d’administration
– débat sur la stratégie et les perspectives
– questions diverses.

Le futur groupe “Arrêt du nucléaire Lot” (ex-SDN Lot)
Contact : 06 46 41 08 11 – michel.lablanquie@free.fr

* voir Le Lot en action n° 100, mai 2016, p. 21
– et le communiqué des groupes :
« Pourquoi nous quittons le réseau “Sortir du nucléaire » : http://journeesdetudes.org/sdnlot/reseau/communique-sortie.html

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1 réponse à Invitation à la re-constitution d’un groupe antinucléaire lotois

  1. Despeyroux dit :

    Au delà des arguments premiers développés dans l’invitation à rendre plus proche de nous la lutte contre le nucléaire, au delà même de la terreur volontairement engendrée par les Etats promoteurs de la politique de dissuasion militaire comme de l’installation hégémonique d’une production à haut risque, je voulais aussi faire apparaître la faiblesse de ces gouvernements qui, sous couvert d’autonomie énergétique ont délibérément opté pour une soi-disant maîtrise totale d’un moteur essentiel de l’économie, la production électrique dans un concept du tout électrique !
    Combien de recherches étouffées dans l’oeuf, combien d’alternatives dissuadées, combien d’avortement de process non aboutis pour cause de concurrence “légalement” faussée par le jeu du dumping du prix de l’électricité nucléaire rendu possible par le soutien sans faille de l’ensemble des gouvernements depuis l’option décidée par le Général de Gaulle au début de la cinquième république au prétexte d’autonomie énergétique (la France n’a pas de pétrole mais quelles idées elle a !) ? Et pour l’occurence, l’Europe ne dit toujours rien ! Plutôt suspect non ?
    Cette si longue litanie de non politique (puisque la politique c’est aussi gérer et donc prévoir!) n’expliquerait-elle pas le retard catastrophique de notre pays dans l’engagement soit-disant solennel de la transition énergétique qui est non seulement une voie hautement souhaitable mais très fortement pourvoyeuse d’emplois bien répartis dans les territoires et un plus grand nombre d’acteurs, plus apaisée parce que moins concentrée et diversifiée, plus responsabilisante pour le plus grand nombre, plus économe des stocks fossiles que nous avons dilapidés avant d’en maîtriser l’utilisation comme si les générations futures n’y avaient pas droit et, sans volonté d’énumération exhaustive, beaucoup moins polluante puisque d’origine renouvelable… ?
    Alors on nous impose la reconduction à haut risque de centrales à bout de souffle pour atteindre l’autre concept… la fusion, dans… 20 ou 30 ans !
    Pendant ce temps-là, au prétexte de continuité écologique qui fait rigoler les rares poissons qui restent, on “efface” d’autorité et avec les sous des contribuables les chaussées de moulins en désignant les coupables qui fonctionnaient bien avant le problème et sans, bien entendu, remettre en question une autre hégémonie qui n’est autre que le modèle productiviste agricole qui a fortement impacté tous les milieux.
    Et on pourrait développer encore longtemps, mais l’intérêt est d’abord de comprendre puis d’accepter l’interaction des milieux et l’évaluation préalable des effets induits…!
    Alors oui ! Je suis pour recréer une force locale antinucléaire parce que c’est l’affaire de tous, ça fout la trouille et en plus c’est bête parce que ça nous prive d’ingéniosité et de créativité !
    Résistance !
    Serge Despeyroux.

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