Ecole en crise ! Quelle refondation?

Gilbert Dalgalian, docteur en linguistique, expert de l’Unesco en technologies éducatives, introduira ces questions le Vendredi 8 Février à 18h  au : Le Lieu Commun situé près de la Libraithèque 68 r Louise Michel à Cahors.
Auteur de plusieurs ouvrages ( dont “Enfances plurilingues”, la réédition de “Reconstruire l’éducation ou le désir d’apprendre” publié chez Syllepse avec l’institut de recherche de la FSU, mais aussi “Capitalisme à l’agonie”- cf ci-dessous ) et militant pédagogique critique il nous permettra ainsi de débattre sur ce qui engage l’avenir car c’est dès l’école et en partie par elle que se dégage le futur citoyen et devrait se construire son émancipation.
Et c’est bien là qu’il y a le paradoxe à être passé en 40 ans d’une école d’élite (30% d’une classe d’âge au bac) à une école de masse ( 65% de bacheliers) sans avoir modifié en profondeur l’offre éducative.
Cela revient à dire que celle-ci ne correspond ni à la diversité ( sociologique,culturelle,individuelle…) des apprenants, ni aux objectifs d’une autre Ecole, rompant avec l’utilitarisme capitaliste et sa vision étroite et figée de l’humanité.
En privilégiant les critères budgétaires, en imposant aux élèves de s’adapter au système, les gouvernements de droite mais aussi “de gauche” s’opposent à ces objectifs démocratiques alors que le système peut et doit s’adapter à la diversité des profils en transformant et enrichissant l’offre éducative et le cursus scolaire.
Celà ne consiste pas, comme c’est la tendance ultralibérale actuelle, à créer des filières élitistes, souvent privées,mais aussi dans le service public (Grandes écoles,universités hyper-sélectives,…).Tout au contraire il s’agit d’ouvrir l’école pour tous en reconstruisant l’organisation sclérosée et les contenus cloisonnés qui ne laissent pas la place à l’expérimentation et aux démarches actives.
L’autogestion éducative ouverte sur l’environnement, la cité, le contexte, offre une méthode pour élaborer ce nouveau projet alternatif visant à l’émancipation du citoyen. Et c’est aux usagers de l’école au sens large à initier ces changements qui ne sauraient venir d’en haut!
La défense des acquis ne suffit plus et la subversion libérale a pris des proportions telles que résister passe par cette reconstruction nécessaire pour contrer les récupérations mercantiles et l’asservissement des esprits.


“Capitalisme à l’agonie, quel avenir pour Homo Sapiens ?” Ed.L’Harmattan
La crise est totale, la finance impose sa loi d’airain et les politiques s’alignent. Les peuples vivent un marasme sans nom.
C’est donc une crise de civilisation.De cette civilisation formée, mûrie dans les structures du grand, du seul marché capitaliste.
Mais une civilisation bientôt obsolète par les effets désastreux du capitalisme lui-même.
Alors l’utopie devient une nécessité. Quand l’environnement réel nous menace, nous abîme tant, les injustices et inégalités devenues inadaptées aux progrés humains, à notre planète retrécie par la mondialisation inique, nous changeons (contraints et forcés)  car nos représentations intellectuelles changent!
Plutôt que nous massifier en une foule servile et consommatrice, destructrice des environnements sociaux et écologiques,la crise généralisée nous incite par mille signaux au rouge à réinventer notre liberté de neuf! En un Sapiens Solidaris Responsabilis.
Voici en quelques mots le sursaut auquel nous invite Dalgalian dans ce pamphlet.
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