Débat public sur le service public ferroviaire

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Mesdames, Messieurs,

Chaque jour qui passe, la politique gouvernementale fait que nos services publics sont mis à mal, diminués, voire supprimés. Le temps est largement venu pour chacun, élu, usager, cheminot de prendre conscience de ce qua va être leur devenir, l’aménagement de leur territoire, surtout dans le milieu rural qui est le notre.

Notre association défend depuis longtemps, les transports ferroviaires plus particulièrement et, en général tout ce qui touche aux services publics.

Fin 2011, il y a eu les assises nationales du rail (organisées par le gouvernement) pour parler principalement de l’ouverture à la concurrence, réfléchir comment et dans quelles conditions accueillir celle-ci. Bien évidemment les principaux intéressés n’ont pas été conviés à ces débats. Ni les syndicats, ni les associations d’usagers n’étaient invités. Leur avis doit être sans intérêt ! N’ont-ils pas leur mot à dire ? Que va devenir leur moyen de transport ? Ce mode de transport n’a-t-il plus aucun intérêt pour l’environnement ? Qu’est devenu le grenelle de l’environnement ?

L’enjeu de notre société passe primordialement par ce mode transport, plus sûr, plus sécuritaire, moins polluant, moins énergivore.

Afin que tout un chacun puisse donner son avis sur la question et peut-être faire changer les choses, nous vous convions à assister aux différents débats sur le service public ferroviaire qui vont avoir lieu à :

– Cajarc : 02 février à 18 h salle des associations,
– Capdenac Gare : 9 février à 18h salle atmosphère,

Vous pourrez également donner votre avis sur un sujet très actuel pour le département du Lot et de l’Aveyron : la coulée verte  que souhaite faire le Conseil Général du Lot en lieu et place de la ligne allant de Cahors à Capdenac.
Notre association ainsi que d’autres s’opposent à la réalisation de cette coulée verte. Un tel projet, touchant à l’aménagement du territoire, au transport ferroviaire, à l’environnement et à l’emploi ne doit pas être mené sans un “avis citoyen”. Il conviendrait donc, au préalable, de consulter les populations locales, les organisations syndicales des cheminots, les organisations agricoles, les chargeurs fret ainsi que les associations d’usagers et de protection de l’environnement. Nous considérons que ce projet de destruction de la ligne, acte irréversible, va à l’encontre des positions prises.

Pour notre association d’usagers, il nous semble que le Lot et l’Aveyron et leurs habitants ont plus à gagner de voir se développer le transport ferroviaire, source de dynamisme économique et touristique, véritable vecteur social et environnemental.

Souhaitant la présence d’un maximum de citoyens à ces débats, nous vous prions de bien vouloir agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos salutations distinguées.

Le Président :
Christophe SCHIMMEL

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1 réponse à Débat public sur le service public ferroviaire

  1. Éric dit :

    Laissé par : Philippe Stœffler le08/02/2012 à 16h05
    Oui le débat doit avoir lieu sur la “coulée verte”.
    L’utilisation de la voie ferrée, en particulier pour le fret, pose déjà question sur nos trois lignes départementales.
    A court terme il semble primordial après avoir obtenu des avancées sur la desserte de nos gares entre Souillac et Cahors de défendre la pertinence des liaisons des bassins de Figeac et de Biars Saint-Céré avec celui de Brive ainsi qu’Aurillac.
    Par contre, est-il vraiment envisageable de faire revivre à moyen terme une ligne entre Capdenac et Cahors dans une société où flux tendus pour le fret et individualisme pour les déplacements personnels l’emporte sur des considérations environnementales.
    La voie verte envisagée serait donc l’occasion de maintenir en état tous les ouvrages d’art particulièrement abîmés depuis l’abandon de la ligne afin d’imaginer une nouvelle pose de rails quand notre société sera dans l’impasse et saura imposer des déplacements collectifs.
    Je rêve, non pas d’une voie asphaltée, mais d’une coulée castinée respectueuse du milieu qu’elle traverse et qui pourrait constituer une solution économique et réversible pour un éventuel futur ballast.
    Si nous n’acceptons pas cette évolution ce sera la mort de cette emprise comme le développement des bus routier a scellé celle de la ligne Cahors Moissac au début des années trente, ligne dont l’emprise a partiellement disparu contrairement à certaines affirmations …
    Alors, oui à la voie verte maintenant comme outil touristique populaire à mettre en opposition sociale avec celui de la voie navigable !
    Il existe un exemple de réussite économique et pourvoyeuse d’emploi la Voie Roger Lapédie entre Créon et Bordeaux en Gironde. Incitons donc le Conseil général à suivre cet exemple dans une région où le potentiel touristique était pourtant moindre.

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