TRANSITION AU PAYS, AVENTURE LOTOISE – PREMIÈRE

« Transition au pays, aventure lotoise » : première projection à Labastide-Murat mardi 15 janvier.

Une soirée de rencontre et d’échanges autour de la présentation d’un documentaire sur les initiatives lotoises de transition

Durant l’année 2012, un groupe de bénévoles lotois a réalisé un film documentaire sur la déclinaison locale du mouvement des villes et territoires en transition. L’équipe est allée à la rencontre de nombreux acteurs locaux qui, par leur action au sein d’associations, d’entreprises ou de collectivités, proposent et expérimentent des solutions de proximité aux conséquences de l’épuisement des ressources naturelles, le pétrole en premier lieu. Le film est accompagné d’un livret de présentation qui présente en détail les divers sujets traités et les activités des protagonistes.

 

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De nombreuses questions agitent le monde rural : désertification des villages, dépendance à la voiture, chômage, difficulté de l’accès à la terre… Mais nous avons pourtant un potentiel humain et naturel colossal ! Dans l’esprit du mouvement des villes en transition, le film se veut une invitation à explorer les nombreuses solutions possibles et à s’impliquer simplement et localement, auprès de sa commune, ses voisins, ses collègues.

*La soirée à la salle des fêtes, gratuite, débutera à 19h par une rencontre entre les protagonistes du film et le public autour d’un pique-nique partagé. Un temps de présentation à la presse est prévu pour 20h.

*20h30 : projection du film « Transition au Pays : aventure lotoise », réalisé par Frederic Sibille(durée 1h10) avec le groupe de pilotage du projet.

*21h45 : Débat-mouvant autour du film.

*Fin de la soirée à 23h.

*Durant toute la soirée, un point échange-informations sera à la disposition du public : une bourse aux coups de main, aux idées et au troc.

La soirée est organisée dans le cadre des Causseries du Parc Naturel Régional des Causses Du Quercy.

CONTACT :
Association Atout Anglais (portage administratif du projet)
Le Bourg 46360   Sénaillac-Lauzès
05 65 21 13 54 ou 06 33 07 40 95
transition.lot@laposte.net

De nombreuses autres projections sont déjà prévues dans la région :
mercredi 23/01/13, 20h30, Assier Le Caf’Causse
vendredi 25/01/13, 20h30, Gourdon Cinéma
mardi 29/01/13, 20h30, Escamps Bar à T’M
dimanche 17/02/13, après-midi, Solomiac (Gers) Festival Babel Gum
samedi 23/02/13, 21h00, Simor (Gers) Le Bouche à Oreille
jeudi 14/03/13, 20h30, Gramat Festival Babel Gum
mercredi 20/03/13, 18h30, Auch (Gers) Salle du Mouzon
vendredi 29/03/13, 20h30, St Antonin Noble Val (Tarn et Garonne) Festival Babel Gum

Le film est placé sous une licence autorisant sa diffusion dans le cadre de projections gratuites.

FRÉDÉRIQUE BOSQUÉ : l’espoir, si je le décide.

Salut les ami(e)s,

Bon ben ca y est mon intervention à TDX est en ligne. Elle reprend tout ce que je défends depuis plus de 25 ans et en particulier :

– Le partage des décisions de l’entreprises entre toute ses parties prenantes et son devoir de produire durablement.
– Les circuits-courts et la possibilité pour chacun de diriger son pouvoir d’achat vers les entreprises prioritairement locales et respectueuses des humains et de la nature.
– Les monnaies complémentaires qui permettent de relier les deux : entreprises et consommateurs responsables tout en remettant la finance au service de l’économie réelle
– Le revenu d’existence  comme moyen de solvabiliser durablement une demande de base locale tout en assurant à chacun le choix de son activité marchande ou non.

Je suis très  ému? de voir en quelques minutes résumé mes engagements quotidiens  pour remettre l’économie au service de la vie 🙂

Que la parole circule comme la monnaie et surtout l’espoir 🙂

Frédérique Bosqué

La fin de l’obsolescence programmée ?

Des plans détaillés en accès libre pour la civilisation
Paru sur le site du Lot en Action

À l’aide d’un Wiki Marcin Jakubowski met à disposition sous licence libre, les plans détaillés de 50 machines agricoles et autres, permettant ainsi à n’importe qui de construire son propre tracteur ou moissonneuse en partant de zéro. Et ce n’est que la première étape d’un projet consistant à écrire un ensemble d’instructions pour un village autogéré entier?

À vos boîtes à outils !

La page du Wiki Open Source Ecologie

CULTURES EN TRANSITION de Nils Aguilar

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Film / Débat 
Mardi 28 février à 20h30
au Caf’Causse à Assier
Le film nous fait découvrir des solutions qui excellent par leur bon sens, leur simplicité, leur faible coût, ainsi que par leur intégrité écologique. Les trois étapes du voyage nous emmènent en France, en Angleterre et à Cuba.

Et dans le Lot, kézaco la transition ?
Les initiatives fourmillent : Circuits courts, réactivation de savoirs pratiques oubliés, jardins collectifs, expérimentations de monnaies complémentaires, réseaux de covoiturages, prise de conscience citoyenne…
Tout cela se développe, mais la transition, c’est avant tout un mouvement d’ensemble, des actions concrètes qui se répondent et s’enrichissent mutuellement. Et pour cela il est indispensable de se connaître et se faire connaître.

Pourquoi pas faire un film ? un documentaire répertoriant, interrogeant, reliant tout ce qui prépare notre coin (appellez-le Lot, Quercy, Causse, Païs, ou voisinage) à un avenir résilient, sain et serein. Un documentaire sur qui-fait-quoi, que-faire, comment-faire, pourquoi-faire, reste-à-faire…

L’idée, partie de l’expérience du village de Sénaillac-Lauzes, a vite trouvé un écho auprès de nombreuses personnes. La « matière » à filmer étant là, à attendre un peu plus de lumière, il n’en fallait pas plus pour se lancer. Le projet est en cours, on en est encore aux questions pratiques (financement, organisation, calendrier) et à la pêche aux sujets.

A chaque pas, à chaque réunion, c’est aussi l’occasion de s’inspirer : Nous proposons donc de nourrir le -vaste- débat de la transition avec des films et des rencontres, dans un cadre stimulant (Le Caf’Causse, bar associatif né pour donner un lieu collectif à Assier en hiver, carburant aux denrées locales et à la bonne humeur).

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0°C dehors et pas besoin de chauffage dans mon HLM

Depuis quinze jours, tous les Français luttent contre un froid russe en poussant leur chaudière à fond. Tous ? Non ! À Saint-Léry, bourgade du centre Bretagne, d’irréductibles habitants n’allument même pas le chauffage. D’ailleurs, ils n’en ont pas. Ils habitent un logement social dit « passif », conçu pour s’en passer…

Un plan Grand froid, à ne pas laisser un SDF sortir de sa maison selon la secrétaire d’État à la Santé. Quel froid ? À Saint-Léry, cette semaine, Alicia Jalu nous a reçus en chaussettes légères sur le parquet, juste couverte de son pull de pompier volontaire, par obligation. « Je suis d’astreinte, s’est excusée cette blondinette de 21 ans, qui paraît frêle comme un feu de brindilles. Je peux être appelée n’importe quand… Mais entrez ! »

Merci. On connaissait ces nouvelles maisons dites « passives », encore plus économes en énergie que la norme BBC (bâtiment basse consommation) et on voulait vérifier cette promesse d’architecture sans chauffage. Au plus fort de l’hiver. Au bourg – 180 âmes nichées dans d’adorables et typiques maisons de schiste rouge -, la population affichait aussi son scepticisme. « Nous, on a nos cheminées, du bois. Mais eux, là-bas, j’me demande bien comment ils vont », s’inquiétait une octogénaire, jeudi. Elle frissonnait pour « les p’tits nouveaux », qui ont pendu leur crémaillère en avril, sur la route de Mauron.

Cette sollicitude amuse Alicia. Il fait bon chez elle, même en tee-shirt. Combien de degrés ? « Aucune idée. » Mais le froid, elle connaît ; elle travaille à l’usine de Kermené, la filiale d’abattage et de transformation de viande de Leclerc, gros employeur du secteur. Notre thermomètre est formel : 20°. « Et sans chauffage, garantit la jeune femme. On a juste allumé le radiateur d’appoint, le matin, cette semaine, les jours où il a fait – 5°C. Et qu’il n’y avait pas un seul rayon de soleil sur la baie vitrée ».

Ici, c’est le domaine des Courtieux. Une des premières HLM de France « passives ». Il comprend quatre logements de 70 mètres carrés, avec un salon-cuisine au rez-de-chaussée, deux chambres et une salle de bains à l’étage. Le tout cloisonné dans le meilleur isolant.

Un cocon orienté vers le soleil du sud, ventilé par une VMC doubler flux dernier cri et arrosé d’eau chaude par des capteurs solaires individuels. Le top du top. « Le plus difficile a été de choisir les matériaux les plus performants tout en limitant les surcoûts », indique l’architecte rennais Georges Le Garzic. Plus 10 % à l’achat quand même pour les proprios, Bretagne Sud habitat.

« 0,85 ? d’électricité en décembre »

Mais dans cet office public du Morbihan, on est plutôt fier d’avoir rendu « un vrai service aux locataires », dit Thierry Rio, responsable du secteur. Des factures d’électricité réduites, idéales pour les petits salaires que l’on trouve dans la région, celles que laissaient miroiter le promoteur Habiozone et le constructeur Briero : « Une consommation de 15 à 20 kWh/m2 par an, quand une maison classique en réclame 350 ! » Appréciable lors des fins de mois difficiles, une fois les 405 ? de loyer versés…

Le jeu, entre voisins, consiste d’ailleurs à comparer sa note d’électricité. Deux logements ont été mis en test. Pour le mois de décembre, Marc Piro, a reçu une facture « hallucinante de… 85 centimes d’euros ! » Solène Burel, la porte d’à côté, a piqué son fard : « 15 ? ! » Employée en intérim chez Yves Rocher, elle doit pourtant surveiller de près son budget…

Un spécialiste a été dépêché sur place pour comprendre d’où venait cet écart. Après enquête, il semble « qu’une simple habitude » a fait grimper la somme. Solène fume. Elle a la manie d’ouvrir sa porte pour aérer, évacuer la fumée. « Le froid entre et j’allume le convecteur électrique. »

Erreur de débutant, pardonne Simon Hignard, de l’École de métiers de l’environnement : « Il faut faire confiance à la VMC double flux. Elle régénère l’air vicié bien mieux qu’une fenêtre ouverte. » Message reçu chez Solène, un peu déphasée au départ par « cette nouvelle technologie. »

Alicia et son compagnon Christopher, eux, ne font pas encore d’économie. « EDF ne nous a proposé qu’un contrat d’abonnement classique : 66 ?/mois ». Le calcul n’a pas tenu compte des propriétés révolutionnaires du logement. Un peu raide à sortir tous les mois. Il faut tenir jusqu’en avril : « On recevra le ‘pactole’ quand EDF remboursera ce qu’on n’a pas consommé. Ça fera des sous d’avance pour les vacances… »

Originaire du pays, ce jeune couple ne s’intéressait pas à cette architecture militante, avant de signer à Saint-Léry. « On cherchait juste à s’installer. C’est notre premier endroit ensemble, tous les deux… » A l’emménagement, le briefing sur l’absence de chauffage les avait laissés dubitatifs. Mais après deux semaines de froid piquant, ils l’assurent : « Ça fonctionne ! » Alicia glisse, amusée : « C’est plutôt l’été dernier qu’on a eu un souci : il faisait trop chaud quand le soleil tapait ! »

Christelle GUIBERT.

Article paru sur Ouest France.fr le 13 février 2012

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-0-C-dehors-et-pas-besoin-de-chauffage-dans-mon-HLM-_3639-2044094_actu.Htm