À propos de Lydia et Claude Bourguignon et de Jacky Dupéty


Ceux qui ont vu le film Solution locales pour un désordre global se rapellent certainement d’eux, notamment Claude avec son art des formules bien senties comme “l’homme défonce la terre comme il défoncerait une femme”. Mais qui sont-ils ?

 

Directeurs du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (LAMS), en Bourgogne, Lydia est ingénieur agricole, Claude est microbiologiste. Depuis les années 70, ils défendent cette science qu’est la microbiologie des sols, envers et souvent contre tous… Rencontre avec ces “Médecins de la Terre” à l’esprit prospectif auxquels les grands vins de France font confiance aujourd’hui. Les savoirs et savoirs-faire de Claude sont reconnus dans toute l’Amérique Latine. Claude Bourguignon est issue d’une famille de grands médecins de Bourgogne, sa s?ur n’est autre qu’Anémone…

letcbourguignon.jpg

De l’INRA au LAMS
Tous deux ingénieurs agronomes, ils se sont rencontrés à l’INRA dans les années soixante-dix. Lydia éveille Claude à une autre sensibilité. Ils se décident à faire des recherches en microbiologie des sols. “Tu es fou, ce n’est pas un plan de carrière !” dit-on à Claude alors, ils s’accrochent. Mis à l’écart au sein de l’INRA, ils quittent cet institut et fondent leur propre laboratoire de recherche, le LAMS (Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols).
Des travaux dans le monde entier
Des années dures, très dures suivent… Ils voyagent beaucoup en Amérique Latine, essaimant, apprenant. Aujourd’hui, le professeur Claude Bourguignon est demandé partout en France. Son agenda déborde. Des grands vins lui font confiance (Taittinger, Vosne Rosmanée entre autres). Des articles sont écrits sur lui dans Cultivar, la revue agricole high tech française, c’est dire si son savoir-faire a fait le tour de nos campagnes ! Jusqu’à la Banque Mondiale, qu’il conseille depuis quelques années. Professeur es-Humus, aux allures d’Indiana Jones, il fut l’élève du Professeur Jean Keilling (l’ingénieur agronome, qui innocenta Marie Bénard et qui distillait aux quatre coins de la planète dans les années 50, ses “Conférences économiques de l’Humus”…
Médecins de la terre
Lydia et Claude Bourguignon sont aujourd’hui rejoints par un de leur fils qui les aide à diriger le laboratoire. L’Humus est et reste la clef de la santé des peuples. La microbiologie, science des sols tant méprisée par les “tout hig tech”, reprend son droit de cité. Il y a urgence, une urgence qui se mesure au nombre d’hectares perdus chaque année, 225 000 hectares par an. Elle se mesure encore plus à l’aune de ce chiffre qui laisse à méditer : un millard d’hectares de terres fertiles ont été stérilisés en un siècle par l’agro-chimie, soit 25 % des terres cultivables planétaires. Aux Etats-Unis, ce chiffre monte à 28 %. Le professeur Bourguignon déclare : “Les sols lâchent. Ils sont en train de lâcher. PARTOUT. Il faut s’en occuper ! Où nous risquons de voir resurgir les famines à une échelle jamais vue auparavant dans l’histoire de l’humanité”.
Lydia et Claude Bourguignon emploient une expression qui parle aujourd’hui encore plus qu’hier, face aux drames et pandémies d’origine agricole : “Nous sommes en quelque sorte des Médecins de la Terre”. C’est Vrai. Et la Terre en a bien besoin.

Catherine Célimène & Guy Deffeyes
Cette présentation a initialement été diffusée par une lettre de ABCD Press (disparus depuis).
Corps du texte passerelle éco.info

Ces deux médecins des sols seront accompagnés par un soigneurs des plus compétents dans l’art de donner la vie aux sols, voire de la restaurer.
Cet homme vivant depuis plus de 15 ans sur les causses du Quercy a rencontré les BRF (Bois Raméal Fragmenté) il y a maintenant pratiquement 10 ans suite à la canicule de 2003 et le rude hiver qui la suivit.
La découverte des travaux du professeur Lemieux fut pour lui une solution au problème de la sécheresse et de la redynamisation de la vie du sol.
Après deux années d’expérimentation réussies sur ses parcelles il décide, en 2006, de fonder avec des proches l’association  AVEBRF.
Cet homme bien connu sur le causse est Jacky Dupéty inlassable défenseur des BRF et de leurs bienfaits. Il sillonne la France pour expliquer l’opportunité qu’ils représentent tant au niveau de la diminution de l’arrosage, que pour la dépollution, que pour la préservation des points de captage des eaux de pluie. Il a, avec l’association AVEBRF, dévelopé des actions à l’international notamment en Afrique et maintient des contacts réguliers aux quatre coins du monde.

dupety.jpg

La réunion avec ces trois personnes va être un moment très enrichissant. Cela devrait permettre de développer notre connaissance dans la vie du sol et prendre conscience de l’importance de celle-ci.
Nous souhaiterions lancer UN PARI un peu fou pour cette conférence . Nous aimerions que chaque personne qui souhaite venir assister à cette conférence puisse venir avec quelqu’un qui soit n’est absolument pas conscient des enjeux par exemple un voisin agriculteur conventionnel, soit qui n’est pas séduit par les discours des conférenciers ceci afin de susciter du débat…respectueux bien sur !

Ce contenu a été publié dans Annonces. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

5 réponses à À propos de Lydia et Claude Bourguignon et de Jacky Dupéty

  1. Éric dit :

    Laissé par : Kim le26/02/2013 à 22h34
    C’est un très bon idée …

    Réponse : Merci Kim

  2. bibi dit :

    Je ne vois pas comment il est possible de débattre avec des illuminés…

    Ces personnes s’imaginent nourrir plus de 6 milliards de personnes, avec de l’agro-foresterie, de l’agriculture sans engrais minéral et sans pesticides.
    Sont ils seulement capable se se nourrir eux mêmes avec leur petit jardin de 30m² ( surface dont la plupart des citadins ne disposent pas!!)

    • Éric dit :

      Allo Monsanto ? Syngenta ? Sofiproteol ? La FNSEA ? … ?
      Ah, non, c’est Bibi, artiste plasticien du plastique : http://bibi.fr/index.html
      Allez, un bon point pour lui, il utilise du plastique de récupération. Au moins, il ne risque pas de manquer de matière…

      Cher Bibi,
      “Je ne vois pas comment il est possible de débattre avec des illuminés…”
      Peut-être en faisant preuve d’ouverture d’esprit et d’objectivité, plutôt que d’attribuer des qualificatifs outranciers à ceux qui pensent et agissent autrement que vous.

      “Ces personnes s’imaginent nourrir plus de 6 milliards de personnes, avec de l’agro-foresterie, de l’agriculture sans engrais minéral et sans pesticides.”
      Vous êtes loin du compte ! Ces méthodes et techniques culturales, entre autres, sont celles qui nourriront les 9 milliards d’humains prévus pour 2050. C’est du moins ce que nous défendons à Coqueli’causse.

      Sont ils seulement capable se se nourrir eux mêmes avec leur petit jardin de 30m².
      En permaculture on fait des merveilles sur de petites surfaces.

      “surface dont la plupart des citadins ne disposent pas!!”
      Les espaces verts, les friches industrielles, les trottoirs, les balcons, les toits et façades d’immeubles constituent nombre de surfaces qui peuvent être et sont d’ores et déjà utilisées comme potagers.

      Puissent les “illuminés” vous éclairer et vous délivrer des pratiques et de la propagande mortifère des empoisonneurs patentés cités plus haut.

      Et vive les bioplastiques (en quantité raisonnée) !

      Salutations écologiques.
      L’équipe de Coqueli’causse

  3. Dupéty dit :

    Actuellement plus de 1.5 milliards d’humains sont autonomes au niveau alimentaire.
    Ce chiffre diminue, hélas ! mais les pratiques et le savoir-faire sont toujours là !!
    Alors liberté quant au choix !! mais responsabilité quant aux conséquences !!

  4. despeyroux dit :

    Si ces gens paraissent “illuminés”, c’est à l’évidence parce qu’ils brûlent d’une flamme passionnelle intérieure qui les fait ressembler à un fanal pour les égarés. Rien n’est plus éprouvant que d’avoir raison plus tôt que la majorité. Il faut les remercier non pas de s’acharner à avoir raison à toute force mais bien de persévérer dans la seule voie possible pour non seulement alimenter les populations (toutes) de la planète mais aussi et surtout de chercher à améliorer sinon de créer les sols eux-mêmes.

    N’en déplaise aux détracteurs, serviles des grands labos, la terre est un organisme vivant (voir les Amérindiens notamment) qu’il convient de respecter, comprendre, et de plus en plus souvent soigner. La permaculture bien sûr, mais la simple polyculture élevage très identitaire de nos contrées encore très visible dans nos paysages, pratiquées en économie circulaire de solidarité territoriale sont les plus sûres garantes du rééquilibrage humain de nos campagnes.
    Et lorsque les villes consentiront à ne plus les réduire à leurs cours de récréations ou usines à bouffe, elles s’apercevront, dans de nouveaux rapports non vassalisés, qu’elles sont les vrais laboratoires, écoles grandeur nature de la vie dont nous sommes un produit et pas les magiciens !

    Laissons nous grandir sans faire ostensiblement les malins !
    Serge Despeyroux, paysan toujours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Blocage des indésirables par WP-SpamShield